Le cancer de la prostate recalé à l’entrée d’un club échangiste

Les faits se sont déroulés samedi dernier à l’entrée du « Fuck you very much », un club libertin proche de la frontière, voire de dépasser les bornes. Alors que la cancer de la prostate tentait d’y accéder afin se changer les idées, il fût recalé devant la porte par les portiers – ce qui tient de la logique – et dû se résoudre à rentrer chez lui – ce qui tient de l’irrationnel. Indigné par cette situation, révolté par si peu d’amour propre à quelques mètres d’un établissement qui a « pinons sur rue », l’idée lui vînt de contacter notre raie d’action afin de vider son sac – ou ses sacs, c’est selon.

– Bonjour Cancer, manifestement, vous en avez gros sur la prostate.

– Je ne te le fais pas jouir mon pote, je ne suis pas loin de l’explosion.

– Pour quelle raison êtes-vous en colère?

– Ma vie n’est pas franchement géniale. Je passe mon temps à gâcher celui des autres, juste parce que c’est mon boulot, et je n’ai même pas le droit de décompresser un peu. j’ai les boules.

Alain et Alex Térieur, les deux videurs de la déboîte de nuit, nous ont expliqué qu’eux aussi font leur boulot. Ne vous est-il pas venu à l’esprit que votre présence pourrait faire peur aux clients?

– Ce sont des glands. Pire, des trous du cul. Et le cancer de l’anus, ce n’est pas moi.

Christophe Colon, le propriétaire de l’établissement, ne tient pas le même discours.

– Tu m’étonnes, avec un nom pareil!

– D’aventures en aventures, il aurait affirmé qu’il fallait se méfier des explorateurs, surtout ceux qui mettent un frein à celui des autres.

– J’ai la bite rude d’être scanné par tout le monde, et ça me pompe l’air. Il ne faut pas s’étonner si après je suis de mauvaise tumeur.

– Mettez-vous à la place des hommes qui étaient présents ce soir-là.

– Je ne fais que ça! D’habitude, c’est ce qu’on me reproche.

– Oui, enfin…c’est une image.

– Une radio vous voulez dire?

– Non, une sono, qui passe des ultrasons.

– Ah merde, c’est le genre de truc qui me rappelle l’hôpital. Quelle horreur.

– Vous voyez, vous avez peut-être évité le pire.

– Qui sait…en tout cas j’ai sérieusement besoin de vacances. Les chimios, les opérations, ça m’épuise.

– Une idée de destination?

– Le tropique du cancer, tous mes collègues vont là-bas.

– Et bien c’est tout le mal que je vous souhaite. Ne tardez pas, vous ferez des tas d’heureux en allant faire bande à part dans un autre environnement. Avec le monde qu’il y aura sur la biroute, mieux vaut vous dépêcher.

– Oh j’ai le temps, pas de soucis. Dans le pire des cas,je ferai la queue, comme tout le monde. Du moins, comme prévu.

– Bonne bourre alors.

– Vous aussi, enfin…tant que tout fonctionne encore.

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