Motivés par Les enfoirés, des acteurs porno lancent « les restos du cul » afin de combler la misère sexuelle des plus démunis.

Si aujourd’hui « on n’a plus le droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid », doit-on se contenter d’une vie sexuelle sans rebondissements ? Telle est la question posée par un groupe de comédiens du septième hard, style cinématographique propice aux positions diverses.

 

En effet, forts de leurs expériences variées, ces mercenaires à armes génitales se sont rendus compte que la moyenne de la population était loin d’apprécier les joies horizontales de la même manière qu’eux. Expérimentés, motivés et affutés, l’idée d’en faire profiter le tout venant s’est imposée progressivement comme une évidence.

« J’ai trois orgasmes par jour », nous a confié Sandra Clean, précisant qu’il était bien triste de ne pas pouvoir en dire autant chez la plupart des femmes. « Certes, nous n’avons pas toutes les mêmes besoins, mais qu’il est bon de se faire déglinguer pour un oui ou pour un fion dès que le besoin s’en fait sentir », se permit d’ajouter Lara Masse alors que ses doigts n’étaient pas loin de rendre hommage à son nom publiquement. « Tout porte à croire qu’une vie sexuelle épanouie améliore la qualité de vie », ponctuera également Gaëtan Dard, acteur au moins aussi dur avec lui-même qu’avec les autres, habitué à mettre les points sur les zizis.

Et c’est un fait, les chiffres officiels ne laissent aucun doute sur la question. selon le O.N.O.I (organisme national des orgasmes internationaux), l’extrême majorité des gens qui niquent à donf apprécient d’autant plus la beauté d’un coucher de soleil, d’un tableau de Picasso ou d’une éjaculation faciale que la moyenne des branleurs de service, lassés de tirer sur leur sonnette d’alarme à démesure que la solitude se fait sentir. Le sport en chambre est donc d’utilité publique, et ce n’est rien de le dire.

 

Vous reprendrez bien un doigt de champagne ?

 

L’art culinaire étant au moins aussi prisé que d’autres formes de mises en bouches, il va de soi qu’une association digne de ce nom se devait de mettre les bouchées doubles afin de sustenter ceux qui sont tentés de sucer et de caresser dans le sens du poêle les amateurs de grande bouffe. « Les restos du cul » ouvriront donc très prochainement leurs portes, et il y en aura pour toutes les bourses, l’occasion étant trop belle de prendre son pied dans le plat. Des moules aux frites-mayo, des nouilles aux escargots de nuit, tout sera mis en place pour que le gourmet y trouve son compte, repartant le ventre plein et les couilles vides. Le tout sera réglé par un Éro symbolique, monnaie unique délivrée dans l’établissement, symbolisant d’un sex-appeal ou face la dimension humaniste du projet.

Il est néanmoins regrettable de constater que cette initiative provienne d’un collectif érectile plutôt que du gouvernement malgré son expérience indéniable et inégalée lorsqu’il s’agit de baiser son prochain. Ce dernier n’en ressort pas grandi tout en faisant bande à part, ce qui témoigne de la distance qui sépare l’action de l’érection sur la carte des vains. La solidarité, ce n’est pas excitant pour tout le monde.

La direction, qui se réserve le droit d’entrer, de sortir, d’entrer, de sortir, d’entrer, de sortir, d’entrer, de sortir,d’entrer et encore de sortir vous attend nombreux pour son inauguration très prochainement au 69 rue du Tête-à-queue à Bourre-en-Braise.

Bon appétit d’avance, et sortez couverts.

 

 

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