Contre toute attente, le MR et le CDH fusionnent. Leur nouveau nom – le MDR – prêtera plus à rire qu’aux pauvres.

On le sait, la cohérence n’est pas la spécialité des partis politiques. C’est d’ailleurs quand on attend d’eux le plus de transparence qu’ils sombrent le plus souvent dans le ridicule, voire dans les eaux troubles des fonds de tiroirs marins.Ils ouvrent la brèche, s’enfoncent et blâment le voisin pour avoir viré de bord, ou de gauche, ou de droite, menant les électeurs en bateau. Comment dès lors faire confiance aux propositions douteuses qu’ils mettent parfois en place, ou à côté ?

C’est en tentant de ne pas répondre à cette question pour cause de migraine de star que notre renvoyé spécial s’est malgré tout glissé dans la conférence de presque supposée accoucher d’une vérité mandatée, voire périmée. Motivé à l’idée d’écrire pour ne rien dire, voici le résumé de son contexte, en deux mots. J’ai dit en deux mots.

« La salle était compact et le responsable politique a joué son disque. On connaissait déjà la musique, les accords et les désaccords, et à partition, tout le monde fût déçu.

Il y eût des mots dans la droite lignée de « changements », « réduction du chômage », « augmentation du pouvoir d’achat » et autres élucubrations de présidents machin-truc, mais rien de bien neuf à se mettre sous l’Adam, comme l’eût déploré Eve un soir de castration biblique.

Seule Justine Pune, la responsable du RAGNAGNA – le seul parti qui s’en tamponne des règles établies – fît mine de prendre plaisir à ce meeting aussi décevant que dés jetés.

Avec ou sentence, le résultat ne faisait aucun doute, et le numéro complémentaire ne suffît pas à faire sourire le cirque médiatique, qui n’en eût pas pour son argent.

Le public n’applaudît pas, et prît la direction générale de chez lui, au fond du couloir à gauche. 

A n’en point douter, c’est bien là que réside la gauche d’aujourd’hui. »

Voilà, c’est tout ce qu’on sait de cette conférence. En un mot.

 

Le film « xXx Reactivated » remporte le prix Nobel de clichés 2017

Tout comme Jean-Claude Vandamme, le cinéma est extrêmement doué pour faire le grand écart. De « A bout de souffle » à « Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? », ou de « Spartatouille » à « Citizen Kane », Dieu sait s’il s’est régulièrement écrasé les couilles sur les planches, et pas uniquement sur celles des salles obscures. Le film « Commando » par exemple, réalisé par Mark L. Lester en 1985 avec Arnold Scharzenegger – expatrié autrichien aux muscles saucisse-choucroute – battu des records de clichés en son temps, si bien que personne ne pût en développer le scénario par la suite. Certains portèrent plainte pour « non assistance à neurones en danger », mais rien n’y fît, le film fût malgré tout distribué sur toute la planète, ce qui explique en partie le faible niveau intellectuel de nombreux êtres humains aujourd’hui, notamment les abonnés à « Ici Paris » ou « Voici », d’autres œuvres spécialisées également dans les clichés.

C’est donc avec une certaine fierté que D.J. Caruso, le meilleur chanteur d’opéra de tous les temps…ah non, merde, je me suis trompé.

C’est donc avec une certaine fierté que D.J. Caruso, le meilleur DJ de…Oh, putain, ce film m’a défoncé les neurones.

C’est donc avec une certaine fierté que D.J. Caruso, un des pires réalisateurs de tous les temps, est venu chercher son trophée pour en avoir justement trop fait. Accompagné par l’acteur principal, Vin Diesel, qui, selon les mauvaises langues, aurait malgré tout du plomb dans la cervelle, il est venu remercier le jury, qui n’en demandait pas tant. Ému à l’idée qu’on reconnaisse son talent à sa juste valeur, il se mît à commenter en quelques phrases ses impressions au public, qui lui non plus n’en demandait pas tant. Déplorant malgré tout l’absence de mendiants roumains dans le film, d’africains à moitié nus dans la brousse ou encore de flashbacks incessants, mais la perfection n’est pas de ce monde.

La soirée s’est terminée par un visionnage complet du film, du moins pour les gens qui sont restés.

Rappelons que le film remporte également le prix de la mise en scène la plus poussive 2017, le prix du meilleur gentil qui devient méchant, du meilleur méchant qui devient gentil, du mort qui ressuscite, de la bonasse connasse qui va se taper le gentil à la fin, de l’asiatique qui fait du karaté comme à la télé, du complot du F.B.I. qu’on avait pas vu venir et des scènes d’actions les moins crédibles de l’année.

Il faudra se lever tôt pour battre un tel record, mais les records sont faits pour être battus, comme le signala Woody Allen en référence aux 6 millions de juifs exterminés lors de la Shoah, non sans un sens de l’humour ravageur.

Finalement, à chacun son massacre.

Marine Le Pen appelle à voter Hitler au troisième tour

« On a beau être sous régime fasciste, ça ne garantit pas nécessairement de garder la ligne Maginot », fît remarquer un colonel en léger surpoids à l’époque où le nazisme s’invitait inopportunément dans les campagnes françaises. Il est vrai qu’en ces temps génocidaires, le désir de rester en vie l’emportait largement sur les préoccupations d’ordre esthétique, quitte à ne faire confiance qu’en sa bonne étoile. Enfin, façon de parler.

L’heure était grave, le futur incertain et Donald Trump naissait un 14 juin 1946 histoire de bien en rajouter une couche septante ans plus tard.

Bref, on était dans la merde, et c’était déjà du recyclage.

On le pensait loin ce climat de terreur où le train-train quotidien se terminait parfois sur la case « arrivée » de jeu de loi du plus fort, dans un éventuel camp où la concentration laissait peu de place à l’improvisation. Mais il faut se rendre à l’évidence plutôt qu’à l’ennemi, le bruit terrifiant des bottes sombres et clinquantes résonne toujours autant sur les pavés de bonnes intentions du monde entier. Le rejet de l’autre, d’où qu’il vienne, marche toujours autant avec cette conviction propre aux fascistes de tous bords pensant détenir le monopole de la race pure, celle qui voit clair.

Est-ce la nostalgie qui donc pousse les yeux bleus de Marine Le Pen à n’Aryen y voir ? Voudrait-elle admirer à nouveau les étoiles briller sur les poitrines amaigries de migrants dénigrés ? Née en 68 comme un pavé jeté dans la marre d’une société malmenée, ne serait-elle pas en train de nous la jouer comme en 40, avec juste ce qu’il faut d’impunité pour transformer l’essai sur le terrain de la haine ?

Quoi qu’il en soit, quel que soit le projet, la Gauloise blonde n’y arrivera pas sans son peuple, qui ferait bien d’y réfléchir à deux fois avant de s’en gratter les urnes. Avoir la mémoire courte n’a jamais été un raccourci vers les idées claires, surtout quand on suit les pas de guides habitués aux détours les moins recommandables.

Amis Français, soyez vigilants, le moment de faire parler la véritable démocratie est arrivé. Le résultat sera de toute manière médiocre, mais ne vaut-il mieux pas du réchauffé dans un Macron-ondes que du froid dans le dos programmé sur l’extrême-droite ? Mon sang se glace rien qu’à y penser.

Que le moins pire gagne, et qu’il rassure. Ce sera un minimum à savourer sans modérations.

Le Tichkistan ouvre le premier camp de déconcentration uniquement réservé aux homos qui ne sont pas assez gais

Au Tichkistan, le pays le plus sexualisé d’Europe, on ne badine pas avec la sexualité. Chaque citoyen se doit d’être rassasié en termes de fantasmes, parce qu’il est interdit de laisser la frustration prendre le pas sur le pied, celui qu’on est censé prendre le plus souvent possible. Le gouvernement n’est donc jamais à cours d’idées lorsqu’il s’agit d’aller dans le sens des vas-et-viens, parce que selon lui, faire du sur-place c’est reculer, et si tu recules comment veux-tu que je t’adules ?

C’est dans cet état d’esprit qu’il vient d’ouvrir le premier camp de déconcentration au monde, unique en son genre. Le but est simple : permettre aux homos qui tardent à faire leur coming-out d’au moins faire leur coming-in dans un endroit adéquat où la déconcentration permet les plus folles excentricités.Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile de se laisser aller, surtout quand on sait à quel point l’homosexualité gène les êtres les plus réfractaires aux mœurs de la société moderne. Ce cloisonnement provoqué pour pousser les plus timides à faire bande à part semble donc tout indiqué pour changer la donne et permettre aux moins audacieux de bouffer de la fricadelle en toute liberté, sans craindre que le régime en place ne fasse ceinture de chasteté sur les désirs les plus élémentaires.

Le président du Tichkistan, Ahmed Danlpet, se félicite déjà de cette excellente initiative et a précisé tôt ce matin qu’il comptait s’y rendre très prochainement afin de constater par lui-même les bienfaits de la vie en croupe dans le respect des conditions propices aux évasions libidineuses.

Nul doute que cette formule fera des émules, et si je t’émules comment veux-tu…non, là ça ne veut rien dire.

Bref, le gouvernement Tichkistanais se dit motivé et précise aux homos de Tchétchénie qu’ils sont les bienvenus là-bas, des fois qu’ils soient déçus par les enculés qui votent les lois chez eux alors qu’ils ne sont même pas gays, avec un « y » comme dans « va te faire voir chez l’y ».

Faut-il parler de peine de prison ou de pine de prison ? L’avenir le dira, du moins si ceux qui ont été prévenus finissent relaxés, ce qui est le but de cette initiative émancipatrice.

Rappelons que cet article est sponsorisé par les savons « Oops », les seuls savons qui tombent toujours bien, même dans des douches surpeuplées où le confinement provoque l’excès d’intimité.

Bonne bourre, et à bientôt.

Plus de 2000 ans après avoir quitté les planches, Jésus revient sur le devant de la cène

Jésus, connu également sous le nom du messie, rompt le silence – et nom le jeun – dans une interview exclusive réservée à un de nos confrères. Sans compromis, il parle à suaire ouvert de ses impressions diverses sur notre monde d’averses, et pluies c’est tout.

  • Salut Jésus, ça gaze ?

  • Heu…je préférerais que vous évitiez ce genre de formule finale. Je suis juif quand même !

  • Oops ! Autant pour moi. Je vais faire très attention au Shoah de mes mots.

  • Oui, bon, OK… Vous allez bien ?

  • Ça pourrait être pire. Sur terre c’était la croix et la bannière. Maintenant je suis tranquille, peinard et au chaud avec papa.
  • La tête dans les nuages quoi !

  • Et mon pied dans ton cul, si tu continues avec tes métaphores débiles.

  • Pardon pardon ! Ça doit être l’émotion ! Je ne parle pas à un prophète tous les jours !

  • C’est vrai qu’avec vôtre tête pas très catholique, vous ressemblez plus à un pro-fête qu’à un homme qui se livre sain.
  • La bible ne fait pas le moine Mr Jésus. J’ai quelques heures de vol, certes, mais je ne vole pas aussi bas qu’un terroriste qui aurait une kamikaze en moins.

  • Je suis capable de voler bien plus haut que vous, si je puis me permettre.

  • Ce qui serait vraiment bien, ce serait que vous redescendiez, si je puis me permettre.

  • Pour quoi faire ?

  • Ben…ce n’est pas ce qui est prévu à la base ?

  • Vous savez, moi, les conventions…

  • Les conventions ? C’est plutôt une question de vie ou de mort pour certains !

  • Je suis du genre à être entre les deux. Je me sens moyennement concerné.

  • Vous devriez ! Si vous voyiez le nombre de cons cernés qu’il y a en bas !

  • C’est le lot de tous les terriens que de dormir aussi mal que vous ?

  • Ne changez pas de sujet ! Nous sommes dans la merde !

  • Encore !

  • Ben oui ! Et ça ne va pas s’arranger tout seul ! La crise, les guerres, les maladies, le manque d’humanité, Booba, Michael Vendetta…il faut faire quelque chose.

  • Et pourquoi ce serait à moi de me casser le cul ? La dernière fois que j’ai essayé on a gentiment tenté de me clouer au sol. J’ai payé cher ma place au paradis ! Et d’ici je peux voir toutes les miss météo de canal + prendre leur douche le matin.
  • Bon, j’avoue, c’est tentant. Mais songez à tout ce que vous pourriez faire sur terre !

  • Du genre ?

  • Je ne sais pas moi…marcher sur l’eau aux prochains jeux olympiques, distribuer des pains sur un ring de boxe, commenter la crèche de Noël sur la grand place de Bruxelles…ressusciter l’admiration chez le commun des mortels quoi !

  • Serait-ce approprié de dire à quel point je m’en contrefous ? Jésus moi monsieur, mais je n’avale pas n’importe quoi !
  • Vous pourriez même faire du théâtre. Ce serait un bon moyen de remonter sur les planches.

  • Très peu pour moi ! La dernière cène m’a laissé comme un arrière-goût dans la bouche.

  • Un goût de Judas nana, par exemple ?

  • C’est la bonne réponse Pilate.

  • Vous devriez au moins faire un tour en Israël, c’est vraiment le bordel. Les juifs ont une très pâle estime de la Palestine.

  • T’es naze, arrête ! Je ne vais pas me rendre dans l’endroit même où j’ai dû me rendre pour être éliminé nom de Dieu !

  • Oui ?

  • Non papa c’est rien ! J’étais en train de parler avec un journaliste.

  • Ah, OK ! Je te laisse, il y a une miss météo qui…

  • Oui papa je sais ! On se voit plus tard.

  • Heu…waow ! C’était Dieu là ? C’est bien lui ?

  • Ben oui ! Je l’appelle, il me répond. Quoi de plus normal ?

  • Sans doute…mais c’est Dieu que Diable !

  • Non c’est Dieu !

  • Enfin oui ! Bref…vous ne comptez vraiment pas passer ? Allez ! C’est bientôt Noël !
  • Ne m’en parlez pas ! Je hais le jour de mon anniversaire !

  • Tiens, au fait, vous avez quel âge exactement ?

  • Je préfère m’abstenir de répondre. Question de pudeur.

  • On va dire autour de 2000 ans en tout cas.
  • J’ai arrêté de compter après 1001 nuits, ma tête commençait à tourner.

  • Bien…je pense que j’aurai vraiment essayé.

  • Ne désespérez pas, il n’y a que les convertis qui ne changent pas d’avis.

  • Mwouais…bon, il faut que je file, mon nuage démarre dans cinq minutes. Je ne voudrais pas être en retard à la communion de mon neveu.

  • Que voilà une sage décision ! comment se nomme l’heureux élu ?

  • Lui c’est Adam, l’élu c’est vous !

  • Quel joli symbole ! Je l’ai lu dans la bible.

  • Vous en pensez quoi de la bible ?

  • Bah, c’est comme toutes les histoires, c’est vachement romancé.

  • D’accord, mais pour une fois, le héros meurt à la fin.

  • …et voyez le résultat ! Mais bon, je n’ai pas encore dit mon dernier mort.

  • C’est ce que j’espère profondément. En vous remerciant.

  • C’est moi qui vous remercie. Et si un jour vous croisez une miss météo canal +, vous seriez aimable de lui conseiller de prendre son temps lorsqu’elle se lave. Rien n’est plus éblouissant que le spectacle d’un savon qui vagabonde d’une haie miss sphère à l’autre, d’un fessier rebondi à la jolie plante des pieds d’une sirène qui m’alarme, de…
  • Les sirènes n’ont pas de pieds !

  • Laisse-moi rêver, merde !

  • OK, bonne bourre !

  • Je vis au paradis, pas au septième ciel.

  • Bien vous en fasse. Au revoir.

  • Adieu.

  • Quoi ?

  • Non papa, c’est rien.

  • OK fiston. N’oublie pas de fermer la porte avant d’aller te coucher.

  • Je n’y manquerai pas. Bonne nuit papa.

  • Bonne nuit.

Le cancer de la prostate recalé à l’entrée d’un club échangiste

Les faits se sont déroulés samedi dernier à l’entrée du « Fuck you very much », un club libertin proche de la frontière, voire de dépasser les bornes. Alors que la cancer de la prostate tentait d’y accéder afin se changer les idées, il fût recalé devant la porte par les portiers – ce qui tient de la logique – et dû se résoudre à rentrer chez lui – ce qui tient de l’irrationnel. Indigné par cette situation, révolté par si peu d’amour propre à quelques mètres d’un établissement qui a « pinons sur rue », l’idée lui vînt de contacter notre raie d’action afin de vider son sac – ou ses sacs, c’est selon.

– Bonjour Cancer, manifestement, vous en avez gros sur la prostate.

– Je ne te le fais pas jouir mon pote, je ne suis pas loin de l’explosion.

– Pour quelle raison êtes-vous en colère?

– Ma vie n’est pas franchement géniale. Je passe mon temps à gâcher celui des autres, juste parce que c’est mon boulot, et je n’ai même pas le droit de décompresser un peu. j’ai les boules.

Alain et Alex Térieur, les deux videurs de la déboîte de nuit, nous ont expliqué qu’eux aussi font leur boulot. Ne vous est-il pas venu à l’esprit que votre présence pourrait faire peur aux clients?

– Ce sont des glands. Pire, des trous du cul. Et le cancer de l’anus, ce n’est pas moi.

Christophe Colon, le propriétaire de l’établissement, ne tient pas le même discours.

– Tu m’étonnes, avec un nom pareil!

– D’aventures en aventures, il aurait affirmé qu’il fallait se méfier des explorateurs, surtout ceux qui mettent un frein à celui des autres.

– J’ai la bite rude d’être scanné par tout le monde, et ça me pompe l’air. Il ne faut pas s’étonner si après je suis de mauvaise tumeur.

– Mettez-vous à la place des hommes qui étaient présents ce soir-là.

– Je ne fais que ça! D’habitude, c’est ce qu’on me reproche.

– Oui, enfin…c’est une image.

– Une radio vous voulez dire?

– Non, une sono, qui passe des ultrasons.

– Ah merde, c’est le genre de truc qui me rappelle l’hôpital. Quelle horreur.

– Vous voyez, vous avez peut-être évité le pire.

– Qui sait…en tout cas j’ai sérieusement besoin de vacances. Les chimios, les opérations, ça m’épuise.

– Une idée de destination?

– Le tropique du cancer, tous mes collègues vont là-bas.

– Et bien c’est tout le mal que je vous souhaite. Ne tardez pas, vous ferez des tas d’heureux en allant faire bande à part dans un autre environnement. Avec le monde qu’il y aura sur la biroute, mieux vaut vous dépêcher.

– Oh j’ai le temps, pas de soucis. Dans le pire des cas,je ferai la queue, comme tout le monde. Du moins, comme prévu.

– Bonne bourre alors.

– Vous aussi, enfin…tant que tout fonctionne encore.

Motivés par Les enfoirés, des acteurs porno lancent « les restos du cul » afin de combler la misère sexuelle des plus démunis.

Si aujourd’hui « on n’a plus le droit, ni d’avoir faim ni d’avoir froid », doit-on se contenter d’une vie sexuelle sans rebondissements ? Telle est la question posée par un groupe de comédiens du septième hard, style cinématographique propice aux positions diverses.

 

En effet, forts de leurs expériences variées, ces mercenaires à armes génitales se sont rendus compte que la moyenne de la population était loin d’apprécier les joies horizontales de la même manière qu’eux. Expérimentés, motivés et affutés, l’idée d’en faire profiter le tout venant s’est imposée progressivement comme une évidence.

« J’ai trois orgasmes par jour », nous a confié Sandra Clean, précisant qu’il était bien triste de ne pas pouvoir en dire autant chez la plupart des femmes. « Certes, nous n’avons pas toutes les mêmes besoins, mais qu’il est bon de se faire déglinguer pour un oui ou pour un fion dès que le besoin s’en fait sentir », se permit d’ajouter Lara Masse alors que ses doigts n’étaient pas loin de rendre hommage à son nom publiquement. « Tout porte à croire qu’une vie sexuelle épanouie améliore la qualité de vie », ponctuera également Gaëtan Dard, acteur au moins aussi dur avec lui-même qu’avec les autres, habitué à mettre les points sur les zizis.

Et c’est un fait, les chiffres officiels ne laissent aucun doute sur la question. selon le O.N.O.I (organisme national des orgasmes internationaux), l’extrême majorité des gens qui niquent à donf apprécient d’autant plus la beauté d’un coucher de soleil, d’un tableau de Picasso ou d’une éjaculation faciale que la moyenne des branleurs de service, lassés de tirer sur leur sonnette d’alarme à démesure que la solitude se fait sentir. Le sport en chambre est donc d’utilité publique, et ce n’est rien de le dire.

 

Vous reprendrez bien un doigt de champagne ?

 

L’art culinaire étant au moins aussi prisé que d’autres formes de mises en bouches, il va de soi qu’une association digne de ce nom se devait de mettre les bouchées doubles afin de sustenter ceux qui sont tentés de sucer et de caresser dans le sens du poêle les amateurs de grande bouffe. « Les restos du cul » ouvriront donc très prochainement leurs portes, et il y en aura pour toutes les bourses, l’occasion étant trop belle de prendre son pied dans le plat. Des moules aux frites-mayo, des nouilles aux escargots de nuit, tout sera mis en place pour que le gourmet y trouve son compte, repartant le ventre plein et les couilles vides. Le tout sera réglé par un Éro symbolique, monnaie unique délivrée dans l’établissement, symbolisant d’un sex-appeal ou face la dimension humaniste du projet.

Il est néanmoins regrettable de constater que cette initiative provienne d’un collectif érectile plutôt que du gouvernement malgré son expérience indéniable et inégalée lorsqu’il s’agit de baiser son prochain. Ce dernier n’en ressort pas grandi tout en faisant bande à part, ce qui témoigne de la distance qui sépare l’action de l’érection sur la carte des vains. La solidarité, ce n’est pas excitant pour tout le monde.

La direction, qui se réserve le droit d’entrer, de sortir, d’entrer, de sortir, d’entrer, de sortir, d’entrer, de sortir,d’entrer et encore de sortir vous attend nombreux pour son inauguration très prochainement au 69 rue du Tête-à-queue à Bourre-en-Braise.

Bon appétit d’avance, et sortez couverts.

 

 

Un biker atteint d’Alzheimer ne reconnait plus personne en Harley Davidson

Si la vieillesse est un naufrage, signalait Charles De Gaulle avant de se la couler en douce, c’est aussi souvent une déroute, redirige Serge Bardot, un biker de 69 ans. Atteint de la maladie d’Alzheimer depuis plus de 3000 kilomètres, il en a perdu le sourire ainsi qu’une bonne partie de sa mémoire, partiellement voilée à mesure que la distance le séparant de la Road 66 au cimetière s’amoindrit. Originaire de St-Guidon, lieu prédestiné pour y finir ses jours, le motocycliste hagard du nord depuis qu’il déraille nous conte depuis sa selle ses précédents voyages d’incontinent à l’autre, parcours sinueux et pleins de rebondissements d’un aventurier régulièrement dans la merde.

– Bonjour Mr Bardot.

– Salut trouduc.

– Biker depuis de nombreuses années, vous êtes aujourd’hui devenu un symbole de la lutte contre Alzheimer. Vous souvenez-vous du moment où cela a démarré ?

– Depuis que j’ai ma moto crétin!

– Oops, oui…pardonnez ma question. Je vais faire plus simple… Depuis quand êtes-vous atteint d’Alzheimer?

– Ca fait un bail mon pote. D’aussi loin que je m’en souvienne. C’est dire. Ou pas.

– D’après une javanaise qui vous a bien connu vous étiez un ecce Homo avant de devenir une vieille canaille. Pouvez-vous confirmer ses dires?

– Effectivement, j’étais un légionnaire qui usait des armes et caetera avant de rencontrer cette Lady Héroine, divinité à la hauteur de Negusa Nagast. Elle me mit l’eau à la bouche au cours de 1969, l’année érotique. Ses initiales étaient B.B. Pour Brigitte Barjot, une véritable Lola rastaquouère à la couleur café.

– C’était au cours de la saison des pluies?

– Effectivement. Cette véritable poupée de cire à la Daisy Temple alla jusqu’à me faire réciter du Baudelaire après avoir abusé de Coco and Co lors d’un voyage vers New York Usa. Notre Cargo culte manqua même de se renverser comme le Torrey Canyon tant notre Love on the Beat fût agité. Même si Dieu était fumeur de Havanes, il n’aurait pas plané si haut. J’étais devenu un véritable intoxicated Man.

– Vous étiez comme des des Bonnie & Clyde de l’océan en somme?

– Non, la Baie de Somme, ça ne se trouve vraiment pas au même endroit.

– No Comment. Seriez-vous pointilleux comme un poinçonneur des Lilas?

– Toi quand tu t’y mets! Bref, un Gloomy Sunday, elle y alla d’un Sorry Angel après avoir prétexté un Lemon Incest totalement imagé. “Je t’aime moi non plus”, écrivit-elle sur un Comic Strip laissé dans ma Ford Mustang au lieu de me prévenir par Overseas Telegram. Ainsi débutèrent les amours perdues.

– Vous faites référence à Manon ou Laetitia (Elaeudanla Teïtéïa)?

– Je fais référence à mon Goodbye Emmanuelle prononcé dans un sex-shop alors que je m’apprétais à faire l’amour à Marilou sous la neige.

– Waow! Vous n’avez pas chômé!

– C’était ça ou une dépression au-dessus du jardin. Et je ne parle même pas de mon fameux Shu Ba Du Ba Loo Ba sussuré à l’oreille de ma douce lors de la valse de Melody, instant mémorable s’il en est. Nous dansions face au “Scenic Railway”, un bar proche de Chatterton où un jeune groupe, les “Goémons”, véritables enfants de la chance, chantaient “Requiem pour un twister”, une chanson qui ne pouvait que me remuer. D’ailleurs je me casse, toutes ces émotions mettent un frein à mes désirs de nouveau départ.

– Attendez, l’interview n’est pas terminée!

– Je suis venu te dire que je m’en vais, parce qu’à défaut d’un requiem pour un con, je préfère demeurer le cadavre exquis que je suis, à l’image du logo de ma célèbre moto.

– Mais…dernière question. Que voulez-vous qu’on retienne de vous une fois que vous serez définitivement parti?

– J’ai aimé. Et ça, je m’en souviens.

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